Comment faire pour éviter d’avoir un bébé qui ne veut pas manger ?

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Comment faire pour éviter d'avoir un bébé qui ne veut pas manger

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Pas facile d’être face à un bébé qui ne veut pas manger ! On est souvent désemparé ! Comment faire ? Commençons par nous faire du bien pour nous apaiser et partons en voyage ! Je vous propose aujourd’hui de découvrir une recette que j’affectionne particulièrement. J’adore cuisiner et découvrir sans cesse de nouvelles saveurs. Même durant mes grossesses, je n’ai pas changé mes habitudes et j’ai continué à utiliser des épices lors de la préparation de mes repas. J’ai aussi fait perdurer mes habitudes culinaires lors de mes deux allaitements. Le résultat est impressionnant ! Je vous dis tout dans un instant.

J’aime tout particulièrement les recettes originaires d’Inde. D’ailleurs en face de notre précédent appartement, où nous vivions lors de ma première grossesse, il y avait un bon petit restaurant indien. Nous avions l’habitude d’aller y manger, mais aussi de commander à l’emporté.

Le développement du goût de votre bébé commence dès la grossesse

Saviez-vous que le système gustatif de votre bébé devient fonctionnel à partir de la 26ème semaine de grossesse ? Le troisième trimestre de grossesse est une bonne occasion de commencer l’éveil du goût de notre bébé. Durant la grossesse, notre bébé a déjà la capacité de goûter le liquide amniotique. Il contient des éléments représentatifs de l’alimentation de la mère. Cette expérience au cours de la grossesse serait probablement à l’origine des futures préférences alimentaires de notre enfant.

À la naissance le nouveau-né connait d’or et déjà certaines saveurs transmises par sa mère. Cette transmission se poursuit lors de l’allaitement. Les origines des différentes préférences alimentaires sont multiples. Elles sont issues de la génétique, de la physiologie et elles sont relatives au vécu ou au comportement des parents. Bien que les bébés soient naturellement plus attirés par le sucré. Ils acceptent assez facilement le goût acide et salé. En revanche, le goût amer n’est pas l’un de ses favoris.

L’éveil au goût de mes enfants

Un bébé qui ne veut pas manger, je ne sais pas trop ce que c’est. Mis à part les fois où ils sont malades ou fatigués, les repas sont vécus comme des moments agréables. Aujourd’hui, j’ai la chance d’avoir des enfants qui aiment pratiquement tout. Je dirai que leur goût et leur préférence varient plutôt en fonction de leur état de fatigue et de leurs émotions du moment.

D’ailleurs souvent notre entourage est surpris de les voir manger de tout sans exception. Ma fille adore les lentilles et les clémentines et mon fils ne cesse de me réclamer du citron. Ils aiment aussi les saveurs plus relevées comme le chorizo piquant ou des spécialités italiennes très vinaigrées. Mais également les aliments ayant une texture particulière comme les moules.

D’ailleurs l’autre jour, j’ai fait des moules à la Provençale et mon fils m’a remercié avec un énorme câlin comme s’il venait de recevoir ses cadeaux de Noël. Il me fait fondre dans ces moments-là ! Il en faut peu pour les satisfaire et c’est vraiment un plaisir de les voir manger, déguster, sentir, toucher et sans cesse découvrir de nouvelles saveurs.

Je pense que la variété de mon alimentation pendant mes grossesses et mes allaitements a grandement contribué à éveiller leur goût, mais aussi leur odorat. De nombreuses études scientifiques existent à ce sujet. Mais je pense que la suite est toute aussi importante. La diversification alimentaire reste primordiale tout comme notre propre comportement face aux aliments.

Nous ne forçons jamais nos enfants à manger

Les règles alimentaires sont simples à la maison. C’est la même cuisine pour tous. On n’est pas obligé de manger si cela ne nous plait pas. Nous travaillons également sur un vocabulaire adapté. Il est préférable de dire « je n’aime pas ou ce n’est pas à mon goût » plutôt que « ce n’est pas bon ou c’est dégeu ». Chacun est libre d’aimer ou de ne pas aimer. En revanche, pour se faire une opinion il est indispensable de goûter. Et ce n’est pas parce qu’ils n’auront pas aimé tel ou tel aliment que je ne le proposerai plus jamais. Bien au contraire, je le cuisinerai d’une autre façon et les présenterai à nouveau dans quelque temps.

L’éveil au goût est un travail qui demande une certaine assiduité. Notre cerveau à besoin de faire plusieurs fois l’expérience des nouvelles saveurs d’une préparation et/ou goût d’un aliment pour commencer à le tolérer. On parle en général d’une dizaine d’essais, qu’il faudra poursuivre pour peut-être découvrir ou non une certaine préférence !

Face à un bébé qui ne veut pas manger, il est préférable de ne pas forcer !

Donc à la maison, on goûte à tout ! Mais on ne force jamais. On ne rentre jamais en guerre ni même dans du chantage affectif par rapport au dessert. Et s’il arrive qu’ils n’aient pas mangé grand-chose ou parfois rien, ce n’est pas grave ! Bien souvent, d’autres besoins sont plus importants à ce moment précis comme le sommeil par exemple. Je me dis qu’ils mangeront mieux au prochain repas.

L’alimentation et les repas devraient être vécus comme un moment de partage dans une atmosphère détendue. L’enfant ressent certaines pressions que parfois nous ressentons que ce soit de manière consciente ou non. Et c’est bien souvent dans ce genre de cas que des blocages alimentaires peuvent s’installer.

Comment travailler sur les blocages alimentaires des nos enfants ?

Je suis de nombreux enfants au cabinet. Certains, pour réguler leur poids. Mais, je constate également que de plus en plus de parents se soucient de l’alimentation de leur enfant et cherche à faire des efforts pour mettre en place une alimentation saine au sein de la famille.

Si je peux vous rassurer ce n’est pas ce que vous avez un bébé qui ne veut pas manger que c’est une fatalité et qu’il est trop tard. Bien au contraire, c’est le moment de faire le point et comprendre où cela à commencer. Souvent, je constate que c’est surtout grandement lié au comportement des parents.

Par exemple une fois j’ai reçu une famille et la maman du petit garçon me dit qu’il ne veut pas manger de légumes. Ok ! Essayons de comprendre pourquoi ? Alors, je lui demande si elle, elle mange des légumes et elle me répond : « Ah non ! Je déteste les légumes !! » Vous voyez où ça cloche ? Cet enfant a été forcé de manger des légumes alors que sa propre mère n’aime pas ça et n’en mange pas. Le premier travail que je fais en général ce n’est pas de rééduquer l’alimentation de l’enfant, mais de travailler sur le plan de la famille.

Donnons l’exemple avec bienveillance !

Les enfants nous imitent, nous observent, c’est le principe des neurones miroir. Nous sommes leur modèle, nous leur donnons l’exemple. Ce travail sur le plan famille marche très bien. Bien sûr, cela demande du temps, car suivant l’âge de l’enfant, il n’est pas forcément facile de rééduquer des habitudes bien ancrées du jour au lendemain.

J’ai aussi des adultes dans ce cas et le travail porte toujours ses fruits à partir du moment où l’on est motivé pour ce changement. Mais avec de la patience, du temps et surtout avec la bienveillance que l’on va mettre dans ce travail, les résultats sont impressionnants.

Tout commence durant la grossesse, cela peut se poursuivre durant l’allaitement s’il a lieu. Ensuite, à partir de la diversification alimentation cela prend toute son importance. Place à la variété et faites l’expérience de nouvelles saveurs.

Partons maintenant en Inde pour découvrir le Dhal

Le Dhal peut avoir différentes orthographes, cependant c’est un plat ayant toujours comme base des légumineuses bien souvent des lentilles. Ce type de plat est originaire d’Inde et du Népal. En Inde, il y a plus d’une cinquantaine de variétés de légumineuses qui s’intègrent à une diversité culinaire riche en couleur et en saveur.

Les épices sont d’une grande importance dans la cuisine indienne. Mais celle-ci est aussi influencée par les herbes, les légumes et les fruits. Le végétarisme est très répandu dans la cuisine indienne et le Dhal en est un très bon exemple.

Ma recette de Dhal indien

bébé qui ne veut pas manger comment développer son goût

Pour 4 personnes

  • 140g de lentilles corail
  • 65g de pois cassés secs
  • 500-600ml d’eau
  • 6g de gingembre
  • 60g d’oignons
  • 3 gousses d’ail
  • 15g d’huile d’olive
  • 1 cuil à soupe de graines de moutarde noires
  • 1 cuil à café de cumin en poudre
  • Une cuil à café de curcuma en poudre
  • 1 cuil à café de coriandre moulue
  • 600g de tomates pelées au jus
  • 1 bouillon cube de légumes

Mettre les lentilles et les pois cassés à tremper dans un récipient d’eau froide pendant 30 minutes. Mixer finement le gingembre épluché, l’ail et les oignons. Ajoutez de l’huile d’olive, les graines de moutarde, le cumin, le curcuma et la coriandre et faire revenir à feux doux jusqu’à ce que les oignons soient bien transparents. Ajouter les tomates pelées puis l’eau, le bouillon de légumes, les lentilles et les pois cassés. Laissez cuire à feu doux environ 45 minutes à feu doux en remuant de temps en temps. Rectifiez l’assaisonnement et au besoin la cuisson.

Je mets l’eau un peu au hasard, il m’est arrivé de rajouter un peu d’eau en fin de cuisson et de laisser cuire 5 minutes de plus. Je sers ce plat accompagné de riz basmati pour que la combinaison légumineuse (lentilles et pois cassés) et céréale (riz) nous permettent de couvrir nos besoins en protéines notamment en acides aminés essentiels.

La clé pour ne pas tomber dans le piège et avoir un bébé qui ne veut rien manger c’est ici et maintenant

La grossesse est le moment idéal pour faire le point sur son alimentation et sur ce que l’on souhaite transmettre à son enfant. Varier les saveurs, les épices, les herbes aromatiques, mangez coloré ! Prenez plaisir à découvrir ou à redécouvrir les aliments. Il n’y a pas besoin non plus de partir dans de la grande cuisine, une cuisine simple et rapide peut très bien être savoureuse et équilibrée ;). Travaillez dès maintenant au développement du goût de votre futur bébé. Vous éviterez ainsi bien des crises !

Venez découvrir et peut-être participer à mon petit défi ci-dessous

Je vous dis tout un peu plus bas et je vous invite à partager vos défis dans les commentaires 😉 !

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  • Petit sondage : qui comme moi a détesté les épinards toute son enfance notamment ceux qui nous ont traumatisés à la cantine et qui les aiment aujourd’hui ?
  • Rien n’est figé dans le temps, chaque chose évolue. Peut-être est-ce le moment de se lancer un défi ! Mon défi de la semaine sera de redécouvrir le chou rouge que je n’ai jamais trop aimé et donc que je ne cuisine jamais. Je viens d’en acheter un et  j’ai trouvé une recette qui me tente bien. Il ne me reste plus qu’à tester. Je vous tiens au courant très prochainement ! Et vous, quel sera votre défi ?
  • Avez-vous des astuces à partager pour éviter les crises quand on est face à un bébé qui ne veut pas manger ?

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2 COMMENTAIRES

  1. Cool ! je vois qu’on a les mêmes goûts Et je suis d’accord avec cet article, j’en ai fait l’expérience pour ma première grossesse, je suis une gourmande de légumes et fruits (si je n’ai pas ma dose quotidienne je suis en manque), et de cuisine épicée, je n’ai pas changé mes habitudes alimentaires non plus et je ne peux que constater que mon fils a les mêmes goûts que moi : tout comme moi, il n’aime pas le chocolat ni la viande hormis la volaille mais il est fou de fruits frais, de légumes et de laitages…Pour d’autres cela peut demander des efforts mais pour nous l’alimentation « santé » c’est surtout une question de plaisir ! J’espère maintenant que ma fille adoptera elle aussi la même trajectoire

    • Merci, Laeticia pour votre partage.
      Je suis persuadée que votre fille adoptera vos habitudes tout comme votre fils l’a fait dès son plus jeune âge.
      Je suis souvent surprise par les choix et la diversité alimentaire de mes enfants. Pour ma part, les souvenirs culinaires sont une arme sacrée. Je garde en mémoire les repas « entrée crudité, plat et fruit en dessert » de ma grand-mère française. Tout comme les plats plus traditionnels de mes grands-parents espagnols. D’ailleurs, je me souviens des différents plats de poisson à tomber par terre que j’ai pu manger dans mon enfance. Toutes ces expériences que l’on découvre dès le plus jeune âge nous suivent toute notre vie. Cela s’inscrit dans notre mémoire, goûts et saveurs se font une place dans notre cerveau. L’odorat lui aussi tient une part importante dans tout ce processus de développement du goût. Je souhaite partager et transmettre toutes ces expériences culinaires à mes enfants. D’ailleurs, ils sont déjà très investis en cuisine et participent souvent à l’élaboration des repas. Tout comme la vie, le développement du goût devrait passer par l’expérimentation !

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