Pourquoi j’ai mis mon blog entre parenthèses pendant 4 ans ?

0
65
blog et famille

 

Blog et Famille : le dilemme !

Voici un article un peu particulier dans lequel je me livre entièrement. Il n’est pas toujours facile de concilier travail, famille et passion. Je tiens à partager avec vous mon expérience. On dit souvent qu’il n’y a pas de bonnes excuses ou de mauvaises excuses. On dit qu’il faut arrêter de procrastiner. Il arrive parfois que tout ne soit plus conciliable et des choix s’imposent à nous comme une évidence.

Un démarrage avec une motivation inébranlable

Lorsque j’ai lancé mon blog en 2012, j’étais une jeune maman pleine de bonne volonté et ultra motivée. Je créais mon blog « alimentation et grossesse ». Ce nouveau projet était excitant. J’allais pouvoir partager le vécu de ma grossesse. J’avais aussi la possibilité de partager mon expérience professionnelle de diététicienne-nutritionniste. Mais voilà, au bout de quelques mois tout s’enchaîne et malgré un blog grandissant, je perds peu à peu l’envie d’écrire. Pourtant l’abandon ne me ressemble pas.

Que s’est-il passé ?

Je suis une jeune maman qui a la chance de pouvoir profiter de son congé parental pour être auprès de sa fille et la voir grandir. Pendant ce temps, mon activité libérale est entre de bonnes mains et j’ai mon tout nouveau projet de blog. Cependant, mon mari est loin d’être aussi épanoui dans son activité professionnelle en tant que salarié. Quand il décide de quitter son emploi et de créer son entreprise, je le soutiens à 100%. Il souhaite devenir indépendant et avoir plus de temps à consacrer à notre nouvelle petite famille.

Une nouvelle vie pour notre famille :

Après 18 mois de congé parental où j’ai pu  profiter pleinement de notre fille, il est temps pour moi de reprendre le travail. Quelques mois plus tard, grande nouvelle : je suis enceinte. À moi les joies de la grossesse. C’est reparti pour une nouvelle fabuleuse aventure. Je suis heureuse et j’ai hâte de retrouver les sensations malheureusement que l’on oublie si vite, mais qui procurent tellement de plaisir et de bonheur. Sentir son bébé bouger est à la fois surprenant et rassurant. Regarder inlassablement son enfant lors des tétées afin de connaitre toutes les expressions de son visage. Ce sont des expériences riches en émotions.

Malgré un bonheur assuré, l’inquiétude peut vite reprendre le dessus

Tout se passe pour le mieux en ce début de grossesse. J’ai quelques nausées par-ci par-là, mais rien de bien méchant. J’arrive chez le gynéco pour l’écho de datation et il m’annonce avec froideur, sans aucun sentiment : « votre bébé n’est pas bien accroché, vous risquez une fausse couche ». Comment peut-on annoncer de cette manière à une femme enceinte qu’elle risque de perdre son bébé. L’art et la manière de dire les choses ne sont pas donnés à tout le monde.

Je suis d’ailleurs régulièrement choquée par le récit des rendez-vous de suivi de grossesse des femmes enceintes que je suis au cabinet. Si ce sujet vous intéresse, cela pourra faire l’objet d’un futur article.

Il est évident que je décide de changer de médecin et je choisis de me faire suivre par des sages-femmes libérales. L’angoisse totale jusqu’à l’écho du premier trimestre pour être sûre que tout va bien et qu’il s’est finalement bien accroché.

Marchand de sable, où es-tu ?

Me voici à présent au 7ème mois de grossesse, et mon ventre s’est bien arrondi. Ma fille a 2 ans et demi et elle entre dans une période de terreur nocturne. À moi les 6 ou 7 réveils par nuit. Que c’est épuisant !

Pour ne rien arranger, je suis réveillée par de grosses douleurs dans le bas du dos et cela me déclenche des contractions. Bilan : le bébé comprime un endroit (je ne sais plus lequel) ce qui entraîne une dilatation d’un conduit (plus très sûre des termes précis) au niveau d’un de mes reins. Très médical tout ça, mais sans trop de gravité. En revanche, pour éviter cette compression, je dois dormir seulement d’un certain côté. Et pas de chance pour moi, ce n’est pas mon côté favori.

Vous l’avez bien compris, cette fin de grossesse est plutôt fatigante. Je ne me laisse pas miner et cela n’altère en aucun cas ni le bonheur ni la joie d’être enceinte.

Un accouchement des plus rapides : 3 poussées, 1 minute 30 top chrono !

Mon fils naît le 6 février avec 3 semaines d’avance. C’est marrant, il est arrivé exactement avec la même avance que sa soeur. D’ailleurs cette fois-ci, papa était mieux préparé et a pris tout de suite les choses au sérieux. 😉

Pour anecdote lors de ma première grossesse, le matin du 13 juin 2011, lorsque j’ai commencé à avoir des contractions, mon mari a eu du mal à réaliser. J’étais allongée sur le canapé et je chronométrais l’espacement entre chaque contraction. Il s’est levé et m’a dit que ce n’était pas le jour J et qu’il fallait que je me recouche. Pour sa défense, premier bébé, 3 semaines d’avance, mais surtout une grosse soirée la veille. Je vous rassure 2 heures plus tard, il en a pris pleinement conscience lorsque la sage-femme nous a dit que j’étais à 3 cm et que c’était pour aujourd’hui.

Beaucoup de fatigue s’accumule entre les tétées de mon fils et les réveils nocturnes de ma fille. D’ailleurs, elle a continué à se relever régulièrement jusqu’à ses 4 ans. Pour toutes les mamans dans ce cas, ne désespérez pas, ça finit par passer. Mon fils aura 3 ans et demi dans un mois, et il se réveil encore la nuit. On doit tenir une petite moyenne d’une nuit tous les 10 jours. Et encore, il arrive qu’il fasse sa nuit, mais comme par hasard cette nuit-là, c’est ma fille qui prend le relais.

Mais pourquoi ne fait-il pas ses nuits ?

C’est une question que nous nous posons depuis un moment. Cela fait tout juste un mois que nous avons la réponse. Avant de vous la donner, essayons de comprendre ce qui se passe.

Quelques mois après la naissance mon fils, je dois reprendre le travail, il a 9 mois, il entre à la crèche. La séparation a été difficile pour moi, d’autant plus que c’est à cette même période qu’il a commencé à arrêter de téter. C’est frustrant, car j’adore allaiter et j’avais pu allaiter ma fille jusqu’à un an.

C’est à ce même moment que tout commence à s’enchaîner. Lors de la visite des 9 mois chez le médecin il ressort de cela qu’il « n’est pas très tonique » et « n’a pas l’acquisition de la posture assise ». Je dois faire le point avec un pédiatre. L’engrenage des rendez-vous médicaux est lancé et ce n’est pas prêt de s’arrêter.

Qu’est-ce qu’il a, mon enfant ?

C’est une question qui revient sans cesse. Comme c’est frustrant de ne pas comprendre et d’être totalement impuissant.

C’est parti pour des séances de kiné motrice pour le rendre plus tonique. Il met plus de temps que la moyenne concernant les acquisitions motrices. Cependant, certaines choses ne s’améliorent pas comme la tenue de sa tête. Vous le savez, normalement quand on redresse un enfant par les bras sur la table à langer, la tête se redresse d’elle-même. C’est d’ailleurs un test qui est pratiqué dès la naissance. Pour lui, c’est trop compliqué, cela lui demande trop effort. Il n’a pas une tonicité suffisante.

Mon amie ostéopathe spécialisée en pédiatrie et neuropédiatrie qui suit mes enfants depuis leur naissance me soumet son hypothèse. Elle pense que mon fils aurait une anomalie génétique, qui toucherait les tissus. Je tiens à la remercier, car c’est elle qui a soulevé le problème en premier.

Du point de vue médical

Nous rencontrons un neuropédiatre qui confirme qu’il y a effectivement un retard dû à une hyperlaxité (une très grande souplesse) et une hypotonicité (manque de tonus musculaire) et s’oriente aussi sur une anomalie génétique qui toucherait le tissu conjonctif. Le tissu conjonctif représente l’essentiel de notre charpente.

Pour passez un peu rapidement, toute cette année 2015 nous avons eu

  • des séances de kiné motrice
  • vue l’ostéopathe régulièrement
  • des séances de psychomotricité
  • vu l’orthopédiste et les podologues pour lui confectionnent des coques de soutient à mettre dans ses chaussures
  • des séances de kiné respiratoire (6 bronchiolites en 1 an avec une 40aine de séances)
  • vu le pneumologue
  • vu l’ORL..

Enfin une bonne nouvelle !

Nos efforts et surtout tous ceux qu’il fournit lors de ses séances ont fini par payer. Il marche à 18 mois et demi. Il revient dans la moyenne du point de vue des acquisitions. Mais surtout, il marche !

Quel bonheur de le voir faire ses premiers pas ! Quelques mois plus tôt, lorsqu’on demandait aux différents médecins s’il marcherait,  la réponse était toujours la même : « on ne sait pas ». Si vous saviez comme je ne peux plus entendre ni supporter cette phrase. Il faut constamment attendre et suivre son évolution, nous dit-on à chaque fois. On ne peut pas prédire l’avenir ! D’ailleurs, on ne sait toujours pas ce qu’il a, à cette période.

Tout commence à se préciser !

À 2 ans, nous avons enfin le rendez-vous avec le généticien et cela fait 8 mois que nous attendons ce rendez-vous avec impatience pour enfin en savoir plus.

C’est la première fois que le nom de la maladie est plausiblement posé. C’est un syndrome génétique rare soit environ 1 cas sur 10000, c’est le syndrome Ehlers-Danlos aussi abrégé sous le nom SED. C’est une maladie génétique caractérisée par une anomalie du tissu conjonctif, c’est-à-dire le tissu de soutien. Elle se caractérise par une hyperlaxité des articulations et des ligaments. Le syndrome n’affecte pas les capacités intellectuelles.

Le généticien n’étant pas un spécialiste de cette maladie, il nous adresse à un spécialiste sur Paris pour pouvoir confirmer le diagnostic. Là encore, la prise de rendez-vous auprès de ce spécialiste du SED est très longue, cela fait presque 1 an et demi que je suis sur liste d’attente.

Une rencontre très productive !

Lors d’une formation professionnelle sur Paris, je fais la connaissance de médecins qui m’orientent vers un centre qui a des spécialistes du SED. Un appel plus tard, et j’ai enfin le rendez-vous tant attendu. Bon, il a quand même fallu attendre encore 3 mois.

Nous avons rendez-vous au centre EllaSanté à Paris. Le diagnostic pour notre fils a finalement été confirmé il y a tout juste un mois. Nous sommes rassurés, car les 2 médecins qui ont vu notre fils l’ont trouvé très bien sur le plan de son développement. Je pense que c’est grâce à sa prise en charge précoce notamment sur le plan de son suivi kiné et psychomot. Nous sommes aussi chanceux, car la plupart des patients errent sans savoir ce qu’ils ont. Le diagnostic est souvent posé au bout de 20 ans.

Et pour la suite ?

Tout ce que nous avons déjà mis en place concernant sa prise en charge est à poursuivre cependant quelques spécificités sont ajoutées. Je reste un peu frustrée, quant à la réponse obtenue concernant son futur. Je vous laisse devinez la réponse : « on ne sait pas, c’est propre à l’évolution de chacun ». Comme c’est une maladie génétique, nous sommes probablement porteurs du SED avec mon mari (soit l’un, soit l’autre ou éventuellement les 2). Nous n’avons pas spécialement de vrais symptômes. Quelques signes semblent évocateurs et pourraient laisser penser que nous sommes tous les 2 porteurs. Nous avons pour le moment une vie tout à fait normale.

Le SED s’exprime à différents degrés, ce qui implique que les symptômes sont plus ou moins importants.

Enfin une question à laquelle nous avons eu une réponse !

Pourquoi ne fait-il pas ses nuits ? Il existe fréquemment des troubles du sommeil dans le SED. Ouf, je commençais à penser qu’il ne voulait pas que sa maman se dorme. Lol.

Il a également eu 2 hernies inguinales en 2016, une de chaque côté, pour lesquelles il a été opéré et cela est aussi lié au SED.

Et pour le futur ?

J’essaie de ne pas me faire trop de soucis pour la suite. Tout ce parcours lui a permis de développer une grande force de caractère, c’est un battant. C’est un enfant qui cherche à aller au bout de ses limites, il teste ses possibilités et cela lui a permis de devenir un enfant autonome sur plusieurs plans. Il nous montre chaque jour ses nouvelles acquisitions avec fierté.

Mon Blog et ma famille, comment combiner les 2 ?

Voilà ce qui m’a pris du temps et de l’énergie ces dernières années. Ma famille et mes enfants restent pour moi une priorité dans ma vie. Maintenant que le rythme est plus stable, que les enfants ont grandi (6 ans et 3 ans et demi) et qu’ils sont tous les 2 à l’école, je vais pouvoir m’accorder un peu de temps.

J’ai eu la chance que mon fils puisse être scolarisé en cours d’année puisqu’il a commencé l’école au mois de mars alors qu’il aurait dû commencer à la rentrée de septembre. Nous ne sommes pas dans un système éducatif traditionnel. Nous avons choisi pour nos enfants, une école avec une pédagogie alternative, c’est une école Montessori. Cette pédagogie est selon nous plus adaptée à nos enfants et à nos principes éducatifs.

Si vous souhaitez en savoir plus à ce sujet, je serai ravi de vous parler de leur rentrée et ce qui a changé de façon hallucinante.

Qui dit plus de temps pour moi, dit plus de temps pour mon blog !

Mon blog est aussi mon bébé, c’est mon projet personnel et il me tient à cœur. Je peux traiter les sujets qui me passionnent. Ma passion pour l’alimentation et la diététique m’ont orienté dans cette voie. C’est pour cela que j’ai choisi d’exercer la profession de diététicienne-nutritionniste.

J’ai choisi de travailler en libéral, car j’apprécie particulièrement le contact avec les personnes que je rencontre, que je suis pendant plusieurs mois ou années. Le fait d’exercer en tant que profession libérale m’a permis d’avoir plus de liberté de mon emploi du temps chargé. Pas facile d’organiser les nombreux rendez-vous médicaux de mon fils. J’ai pu choisir de travailler à mi-temps pour être plus disponible pour mes enfants.

C’est parti pour mon premier défi !

Me revoilà, avec le même entrain, la même motivation qu’au lancement de mon blog. Je pense même être plus motivée qu’au début. Mon vécu est une force et je compte bien m’en servir pour faire vivre mon blog. Pour fêter mon retour, j’ai pris une grande décision, j’ai décidé de me lancer un défi. Quel est-il ? Je vous en parlerai dans mon prochain article.

Qu’avez-vous aimé dans cet article ou pas aimé ? On en discute dans les commentaires !

Vos idées d’amélioration et de complément sont les bienvenues, ainsi que votre expérience et vos retours !

  • Avez-vous vécu une expérience qui vous a rendue plus forte ?
  • Quelles sont vos astuces pour vous organiser dans votre quotidien ?
  • Avez-vous une passion qui vous permet de vous dépasser ?

Laissez votre avis juste en dessous, merci beaucoup !

N’hésitez pas à partager cet article avec les personnes de votre entourage qui pourraient être intéressées et sur les réseaux sociaux !

Au plaisir de vous lire !

Noter si cet article vous a aidé
[Total : 0 Moyenne : 0]

LAISSER UN COMMENTAIRE