Allaitement et début difficile, comment passer le cap en douceur sans culpabiliser !

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mettre en place l'allaitement malgré des début difficiles

Allaitement et début difficile, qui n’a jamais entendu parler de ce fait indéniable. Pendant ma première grossesse, j’étais sur mon petit nuage et je voyais l’allaitement comme un moment magique. Et lorsque le fameux moment est arrivé, il n’y avait rien de magique dans tout cela, mais uniquement de la souffrance.

Je tiens à vous faire part dans cet article de mon point de vue de maman et de mon expérience personnelle de l’allaitement. Aujourd’hui, ce n’est pas la diététicienne qui va vous vanter tous les biens faits de l’allaitement, ni même de vous ouvrir à cette possibilité. Même si c’est ce que je conseillerai en temps normal 😉

Non aujourd’hui, je m’adresse à vous, en temps que maman, car je pense que mon expérience peut être vécu par de nombreuses mamans. Je souhaite vous aider à passer ce cap sans culpabiliser. Je n’ai pas peur de dévoiler la vérité et j’espère que mon expérience vous aidera à traverser cette étape. Un partage d’expérience pour se sentir moins seule. Allaitement et début difficile ce n’est pas un mythe !

De la naissance à la montée de lait

Lors de ma première grossesse, après un accouchement plutôt rapide pour un premier bébé, ma fille a tout de suite commencé à téter. À ce moment, je suis la plus heureuse des mamans du monde (comme vous toutes surement). Moi, qui ai tant pensé à l’allaitement durant ma grossesse, ma fille prend le sein sans aucune difficulté.

Je crois qu’aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours voulu allaiter. Pour moi, l’allaitement est une chose tout à fait naturelle. Pourtant, tout au long de ma grossesse, j’étais pas mal préoccupée à ce sujet. Est-ce que mon bébé prendrait correctement le sein ? Aurais-je assez de lait ?… Je ne pense pas être la seule à avoir ce genre de pensées. Parfois, on peut se sentir un peu seule face à toutes ces inquiétudes qui nous envahissent.

Ma première expérience se concrétise enfin et la mise au sein se passe comme je l’avais espéré. Enfin, pas pour très longtemps !

Du rêve à la dure réalité ! Allaitement et début difficile

Je passe d’un sein puis à l’autre, ce phénomène de succion est étrange. Elle a une telle force du point de vue de sa succion que j’ai l’impression qu’elle va m’arracher le mamelon. Et là, je me remémore en boucle cette phrase que j’ai lue dans pas mal de bouquins et sur internet pendant ma grossesse “une bonne mise au sein garantit un allaitement sans douleur”. La bonne blague ! À ce moment, je me dis que cette phrase n’a pu être écrite que par un homme qui ne connait absolument pas de quoi il parle.

Cela fait seulement quelques heures que ma fille est née et après quelques sessions de mises au sein, j’ai déjà les bouts des mamelons ultras rouges avec la peau légèrement à vif. Une amie m’avait conseillé de mettre de la crème spéciale pour l’allaitement (Lanoline), mais je pense que si je n’en avais pas mis, je n’aurais pas vu de différence.

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Besoin de me reposer

Bien sûr, je prends ma fille dans les bras, je la berce, mais la seule chose qui la calme c’est d’être au sein. Aïe aïe, car plus je la mets au sein et plus mes mamelons me font souffrir. Je m’étais juré de ne pas donner de tétine à mon enfant, mais je craque. La “tétine vivante” comme je me suis souvent appelée a bien trop mal. Et là, pas de chance, elle ne la veut pas. Je suis seule, c’est la première nuit avec mon bébé et je suis si fatiguée.

Je décide de la faire téter en position allongée et nous nous endormons l’une contre l’autre. Enfin le bonheur, nous dormons toutes les deux ! Il est probable que quelques mamans verront l’alarme retentir “attention au cododo”. Et bien dans mon cas cela m’a permis de dormir enfin. Le cocodo pourra faire l’objet d’un autre article si cela vous intéresse.

La montée de lait ou “kidnapping pour pose d’implants mammaires” !

Le 2ème matin, je me suis fait réveiller par une énorme douleur au niveau des seins. Au secours, j’ai été kidnappé pendant mon sommeil et l’on m’a posé des implants mammaires !

J’ai toujours eu une petite poitrine, même durant la grossesse, je n’ai pas vu de modification quant au volume de ma poitrine. Mais ce jour-là, j’ai juste halluciné, je passe d’un tout petit bonnet B à un énorme bonnet C. Mes seins sont tellement tendus, que l’on dirait des faux. Ils sont tout bouillants et encore plus sensibles.

J’appelle mon mari pour lui raconter ce qui m’arrive, mais je crois qu’il ne réalise qu’au moment où il entre dans la chambre. Il est stupéfait et les seuls mots qui sortent de sa bouche sont ” ooohhh” !!

La mise en route de l’allaitement

C’est le début d’une phase ou l’on produit bien souvent plus de lait que ce dont le bébé a besoin. Du coup place à l’engorgement 🙁

Cette maudite phrase “allaitement sans douleur” résonne en moi comme un véritable mensonge. Que faire ? J’ai des seins énormes, ils sont tellement tendus que ma fille n’arrive plus à prendre le mamelon et à téter. Je n’arrive pas à dégorger manuellement, car cela me fait vraiment trop souffrir.

N’oublions pas que mes tétons sont toujours à vif, et la nouveauté c’est que je ne supporte plus le moindre bout de tissu sur ma poitrine. C’est “olé olé” à la maternité et j’opte pour le “topless” toute la journée. Bien sûr pour le plus grand bonheur de mon mari 😉

Les sages femmes me mettent des poches de glaces pour m’apaiser et je dois dire que cela me fait le plus grand bien. Je réussis à trouver une technique pour assouplir mon mamelon afin que ma fille puisse le mettre en bouche et téter sans s’énerver.

Allaitement et début difficile, cela continue bien évidemment à la maison !

Je crois que cela à bien mis 2 bonnes semaines à ce que la production de lait s’adapte aux besoins de ma fille. Souvent, mes seins sont remplis à ras bord et à peine j’ouvre le soutien-gorge d’allaitement que le lait se met à jaillir tel un jet d’eau et lui asperge le visage.

Je me souviens aussi de l’image de ma fille complètement affamée, avec la bouche grande ouverte sur le mamelon, mais qui gigote la tête comme si elle n’arrivait pas à le trouver. Cela m’a toujours fait sourire, je trouvais ça trop mignon. Dans ces moments, je l’accompagne dans sa prise pour qu’elle trouve le mamelon plus facilement.

Rituel douloureux

Cela commence par une grande inspiration, je dégorge le sein autour du mamelon à la main afin de l’assouplir. Ainsi la prise est plus facile pour ma fille.

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Ensuite, il y a bien 30 secondes voir un peu plus pendant lesquelles cela est très douloureux. J’essaie de respirer profondément, mais la douleur me crispe. J’avais plutôt tendance à bloquer ma respiration tout en gigotant mes orteils. Comme si cela allait aider !

Évidemment avec les tétées qui s’enchaînent mes mamelons ne sont pas encore guéris. La douleur finit par s’estomper après la première minute de tétée et cela devient plus supportable.

Après la pluie vient le beau temps ou après la souffrance on découvre enfin le fameux moment MAGIQUE !

Après allaitement et début difficile, le cap des 3 semaines est enfin passé. Ma production de lait est parfaite et satisfait entièrement les besoins de ma fille. Mes mamelons sont enfin guéris.

Maintenant place au BONHEUR d’allaiter sans douleur et avec plaisir !

Il y a eu des moments où j’ai souhaité abandonner. C’était trop douloureux, trop éprouvant, mais au final, j’ai tenu bon. L’allaitement a toujours été pour moi une évidence à laquelle il m’était impossible de renoncer. Mon mari a pourtant tenté de m’en dissuader. Il ne supportait pas de me voir souffrir à chaque tétée.

Je suis tellement fière d’avoir tenu le coup, d’avoir écouté mon instinct et mes envies. À aucun moment, je n’ai écouté tous les conseils et autres phrases déprimantes comme “c’est bien, tu as essayé, mais tu vois bien que ça ne marche pas, tu devrais arrêter”.

La mise en route de l’allaitement a été pour moi une bataille, une lutte acharnée et j’ai réussi à garder confiance en moi. Et la victoire n’est que plus belle.

Si j’ai un conseil à vous donner, c’est de n’écouter personne. Écoutez seulement votre petite voix intérieure, elle sera source de motivation et de réconfort. Croyez en vous, faites confiance à votre corps et à votre bébé. Car au bout du tunnel il y a la lumière.

Pour finir, c’est réellement que du bonheur !

Tout le reste de mon allaitement s’est déroulé dans la joie et ce fut un grand moment de bonheur. À chaque tétée, nous sommes envahis par un doux sentiment de bien-être, de plénitude. C’est un instant totalement zen et pendant lequel l’on est complètement décontracté. Je ne me suis jamais lassé d’observer ma fille téter. Au fil des mois les échanges deviennent de plus en plus intenses, le regard qu’elle me porte est plus profond. Elle me connait, elle me sourit et elle soupire de bien-être.

Parfois, il y a les tétées nourrissantes et d’autres fois les tétées câlins et les tétées d’apaisement prennent place. Toutes les tétées sont bonnes à prendre et à savourer. À la demande en fonction des besoins et en fonction de mon intuition.

L’allaitement de mes enfants

J’ai allaité ma fille jusqu’à un peu plus de ses 1 an, petit à petit elle a cessé de téter et le sevrage s’est fait tout en douceur. Concernant l’allaitement de mon 2ème enfant, cela s’est passé plus ou moins de la même façon. La différence c’est l’expérience, et cela est beaucoup plus facile à vivre. Les douleurs des débuts sont passées beaucoup plus vite aussi. Il me semble qu’au bout de 2 semaines c’était terminé. Pour lutter contre l’engorgement, j’ai utilisé un tire-lait qui m’a permis d’être soulagé plus rapidement. J’ai allaité mon fils jusqu’à ses 9 mois. Contrairement à sa sœur, il a repris la crèche plus tôt et je pense que cela l’a détourné plus rapidement du sein. Sevrage à son rythme et tout en douceur.

À partir de ce moment, la nostalgie s’installe !

comment déculpabiliser lorsque allaitement et début difficile sont présents

Effectivement, allaitement et début difficile ce n’est pas un mythe. Je suis presque certaine que si l’on tient bon et que l’on réussit à passer ce cap, ce qui nous attend après est réellement indescriptible pour la plupart des mamans. J’ai beaucoup de mal à trouver les mots exacts qui qualifieraient mon ressenti.

Après le sevrage de ma fille, j’étais heureuse pour elle. Elle prenait son indépendance et elle grandissait. En revanche, pour mon fils, j’ai été nostalgique un long moment. Encore aujourd’hui, lorsque je vois des mamans allaiter cela me renvoie à mon allaitement. Tous ces mois d’allaitement que j’ai eu la chance de vivre me laissent un agréable souvenir, mais aussi beaucoup de nostalgie. Je partage d’ailleurs avec vous cette photo de mon fils qui a 2 mois et demi, un instant précieux à savourer.

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Après la nostalgie, place aux nouveaux projets

Je suis aussi nostalgique, car je ne pense pas avoir d’autres enfants. Nous sommes totalement comblés à 4. Maintenant, j’ai envie de penser un peu plus à moi et faire davantage de choses pour moi. Ils grandissent et je retrouve peu à peu un équilibre entre ma vie de femme, de maman et d’épouse. Pendant un certain temps, j’ai souhaité être seulement une maman, mais aujourd’hui je veux l’équilibre entre les trois rôles.

Et puis j’ai mon troisième bébé “mon blog” qui me tient particulièrement à cœur et que j’ai envie de développer pour aider toute les futures mamans. C’est pour moi un véritable challenge surtout après l’avoir mis entre parenthèses pendant 4 ans.

Et pour finir !

Je ne me fais aucun souci pour vous, je suis persuadée que vous aurez suffisamment confiance en vous pour mener votre allaitement de la manière dont vous l’avez toujours rêvé. Ne vous mettez pas la pression, n’écoutez pas les préjugés, tous les “on dit”, etc.. N’écoutez que vous, votre bébé et votre instinct. Allaitez 2 mois, allaitez 9 mois, allaitez 3 ans, co-allaitez avec un nouveau bébé à venir, faites ce qui vous rend heureuse et qui vous tient à cœur.

L’allaitement a été une des plus belles expériences de ma vie, cela m’a comblé de bonheur et je le souhaite à toutes les mamans. Malgré un début d’allaitement difficile, j’ai quand même choisi d’allaiter mon 2ème enfant et de revivre cette étape. C’est comme la douleur de l’accouchement, nous l’oublions vite et laissons place dans nos souvenir qu’au meilleur moment celui de la découverte de notre bébé.

Soyez forte, car vous aurez forcément à faire face à des critiques. Laissez-les filer, n’y prêtez pas attention. Créez votre bulle maman/bébé dans laquelle vous n’entendez rien et dans laquelle rien ne peut vous atteindre.

Points essentiels à retenir :

  • Allaitement et début difficile, ce n’est pas un mythe. Osez en parler, c’est normal et il n’y a pas besoin de culpabiliser. Nous devenons mères grâce aux expériences et aux épreuves auxquelles nous sommes confrontées.
  • Faites-vous confiance et faites confiance à votre bébé. Accordez-vous du temps pour que tout cela se mette en place.
  • Profitez, profitez et profitez encore. Ils grandissent tellement vite. A 2 ans, ils vous demanderont si vous avez encore du lait dans vos “tétous” (demande de mon fils il y a plus d’un an) et a 6 ans ils vous demandent par où sortent les bébés une fois qu’ils sont dans le ventre (interrogation de ma fille, il y a quelques jours).

Vivez l’instant présent et savourez-le autant que possible. Je vous souhaite le plus merveilleux des allaitements.

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